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Dominique Siraut

Bourgmestre de Mons de 1836 à 1849

Dominique, Nicolas, Joseph, baron, avocat, homme d'affaires, bourgmestre de Mons, premier président du Conseil provincial du Hainaut, sénateur, né à Mons le 10 août 1787, y décédé le 9 avril 1849.

Humanités à Mons

D'origine modeste : son grand-père était aubergiste à Braine-le-Comte. Il est le fils de l'avocat et échevin pro-aurichien Gillse-Joseph Siraut.
Après de brillantes humanités dans sa ville natale, il suit les cours de philosophie auprès d'anciens professeurs de l'Université de Louvain puis entre à l'Ecole de Droit de Bruxelles, où il obtient le grade de licencié en droit le 11 septembre 1810.

Un beau mariage


Il débute comme avocat, mais, après son mariage à Mons, le 26 septembre 1816, avec Euphrasine-Désirée-Joseph Nicaise, il quitte le barreau pour se lancer dans les affaires de son beau-père, Philippe Nicaise, entrepreneur en travaux publics et propriétaire. Ce dernier possède une grosse fortune, outre des biens immobiliers (maisons, terres,...). Dominique Siraut est son chargé d'affaires et, après la mort de son beau-père le 18 juillet 1831, il hérite de sa fortune.
Entre-temps, le 20 avril 1830, il a été nommé juge-suppléant au Tribunal de première instance à Mons, mais il n'exerce que peu de temps. En 1832, on le mentionne encore comme avocat à Mons.

Grand entrepreneur d'utilité publique


En 1836, il devient conseiller communal et est appelé aux fonctions de bourgmestre de la ville de Mons, le 19 août, après la démission de Théodore Tahon de la Motte. Il occupera cette fonction jusqu'à sa mort.
Son oeuvre d'homme politique se rapporte principalement aux travaux d'utilité publique : installation de l'éclairage au gaz, construction d'une caserne de cavalerie, de la Grande Boucherie à la rue de la Halle, rétablissement de l'ancienne Bourse de Commerce, pavage des rues (notamment le quartier du Rossignol), construction de la chaussée du Roeulx, mise en place de plaques de faïence portant l'indication des rues, érection d'une muraille d'enceinte autour du cimetière, d'une maison des incurables, d'une maison curiale à Saint-Nicolas en Havré, édification d'un théâtre sur la Grand Place, établissement d'une route de Mons à Bavay et de Mons à Eugies, érection du Palais de Justice, ouverture du canal de l'Espierre ; il fait en outre ouvrir l'Ecole des Mines.

Défenseur des intérêts de Mons


Le 29 septembre 1836, Dominique Siraut est élu au Conseil provincial du Hainaut et occupe le premier poste de président jusqu'en 1843 ; restant dans la neutralité, il se limite à un rôle d'arbitre sans prendre part aux discussions, même au sein des commissions.
Après son élection, le 13 juin 1843, il entre au Sénat, où il se montre très actif jusqu'en 1849 : d'abord catholique, ensuite libéral modéré en 1848, il se consacre surtout à défendre les intérêts du Hainaut et de Mons en particulier ; il combat "au nom des droits du Hainaut" la reprise de l'Etat du canal de Mons à Condé, se penche sur le projet de creusement du canal de Mons à la Sambre, sur celui de la construction du viaduc du chemin de fer du Bas-Flénu ; il propose l'augmentation des traitements du personnel du Tribunal de première instance de Mons ; il attire l'attention du gouvernement sur la nécessité de réorganiser les Monts-de-piété, les dépôts de mendicité, les colonies agricoles.

Pas que des amis...


De son vivant, fort critiqué pour son arrivisme et son opportunisme, il s'est attiré des ennemis : en 1838, un professeur de l'Ecole des Mines nommé Raingo fonde un journal, les Annales du Hainaut, dans lequel il attaque le bourgmestre Siraut et son administration dépensière ; suite à cela, Dominique Siraut entre en conflit avec le gouverneur à propos de l'Ecole des Mines et, le 21 juillet 1839, remet sa démission du Collège au Roi ; cette affaire sera sans suite mais aura des remous jusqu'en 1847, puisque la ville refusera, jusqu'à cette année-là, de payer un subside annuel à l'Ecole des Mines ; en 1842, dans sa pièce intitulée El mariage d'el fie Chose, le curé Letellier met l'accent sur le mariage d'argent de la fille de Siraut : il s'agit vraisemblablement d'Adeline Siraut, mariée à Edouard Ewbank en 1840 ; enfin, en 1844, Adolphe Mathieu, bibliothécaire de la ville, démissionnaire, se moque dans un journal satirique, Le Guersillon, de la vanité du baron Siraut et de son arrivisme : il l'attaque avec une telle violence, qu'aucun typographe ne veut accepter la responsabilité de la publication au point qu'il doit prendre une patente d'imprimeur pour installer un matériel chez lui.

Sa descendance

Dominique Siraut laisse trois enfants : Louis, propriétaire à Nimy, Delphine, qui épouse Jules Vernimmen, propriétaire, originaire de Dunkerque, et Adeline, qui épouse Edouard Ewbank, négociant, originaire de Valenciennes.
A noter

Le portrait de Dominique Siraut, peint par Antoine Ysendyck, est conservé au Beaux-Arts de Mons.
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